« J’ai souvent répété qu’une chose ne pouvait pas à la fois être et avoir l’air. Ce credo perd de son exactitude lorsqu’il s’agit du théâtre, sorte d’enchantement assez louche où l’avoir l’air règne comme un trompe-l’oeil sur les plafonds italiens »
Jean Cocteau
Après deux années de formation théâtrale à l’EDT 91 à Corbeil-Essonne sous la direction de Christian Jehanin, Marie Thomas entre à l’école du TNB sous la direction de Stanislas Nordey de 2009 à 2012 ; à la sortie d’école, elle joue sous la direction, notamment, de Stanislas Nordey, Renaud Herbin, Sarah Rees, Sarah Amrous.
Elle travaille régulièrement avec l’Atelier des Possibles entre 2014 et 2021; mais aussi avec le collectif Lumière d’Août depuis 2012.
Depuis 2021, elle joue avec la cie Mirelaridaine : O Poucet’s (2021); Le Banquet des Utopistes (2022), m.e.s Delphine Bailleul. Il était une fois la Pomme est actuellement en création au Centre Culturel Aquazic de Liffré.
Avec Laure Fonvieille (Cie La Mort est dans la boîte), elle est joue en 2024 dans Avec Hélène, de Ronan Mancec, et fait partie en 2026 de la création en espace public Les Parts Manquantes.
Avec Groupe Odysse?es elle est interprète dans IAN, de Pauline Picot, m.e.s Flora Diguet, et met en scène Pascal(e), de Carole Dalloul, créée en octobre 2022.
Parallèlement à l’activité de création, elle me?ne depuis 2012 de nombreux ateliers de the?a?tre en lyce?es, prison et associations culturelles : Lectures, Mises en voix, atelier de pratique théâtrale…
En 2026-2027 elle joue dans Les parts manquantes, m.e.s Laure Fonvieille (Cie La mort est dans la boîte).
Quelle est la rencontre artistique qui t’a marquée ?
Mon premier maître de théâtre, Christian Jehanin, a planté les premières graines qui m’ont permis de trouver peu à peu le lien entre le corps et la tête (entre les sensations physiques et l’intellect). J’ai compris aussi que l’art de l’acteurice est, plus que du talent, de l’envie!
Comment définis-tu ton travail artistique avec les comédien·nes amateur·ices ?
J’aime voir un groupe se construire peu à peu dans la confiance; les imaginaires se déployer et s’assumer, les créativités se mettre en forme. Les acteurices sont aussi créateurs. La metteuse en scène nourrit, impulse; mais la proposition de l’acteurice au plateau sera toujours le point de départ pour trouver une scène.
En tant que comédienne professionnelle, je partage modestement les outils qui m’ont été moi-même transmis. Pour que chacun.e puisse petit à petit, au cours de sa pratique, découvrir ce que signifierait « faire ses gammes »: ceci est propre à chacun.e. Échauffement physique, vocal, imaginaire, chacun trouvera sa manière unique de se préparer à « être » au plateau. C’est ce cheminement que j’aime accompagner.
