« Célébrons. Le désir de faire savoir, de partager avec les autres est toujours, en un sens, une célébration »
Peter Brook in Point de suspensions
Chloé Maniscalco commence le théâtre en MJC et au lycée, puis elle obtient une licence et un master d’études théâtrale à Paris III. En parallèle elle suit les cours d’Anne Torres et du conservatoire du 10ème avant d’intégrer en 2012 la première promotion d’Eric Lacascade au Théâtre National de Bretagne.
À sa sortie en 2015 elle cofonde la compagnie LaDude (qu’elle quitte en 2019) dans laquelle elle met en scène Histoires d’hommes et Cicatrices et béquilles (en binôme avec Laure Catherin). Passionnée par la médiation elle intervient au centre pénitencier des femmes, la PJJ et la maison des pratiques amateur de Rennes, le Théâtre du Cercle, l’hôpital psychiatrique Guillaume Regnier, le foyer de jeunes travailleurs de Saint Brieuc et dans plusieurs lycées et ateliers pour adolescents notamment avec la compagnie Gazibul. Elle fit partie des création Saint Brieuc ville à écrire (spectacle chez l’habitant) de la cie Folle Pensée et du dispositif Le théâtre c’est dans ta classe des Scènes Nationales du Jura avec Aux plus adultes que nous (texte Samuel Gallet mise en scène David Gauchard), et Oui ! Variations autour d’une journée de noce de la Caravane Compagnie (spectacle ambulatoire mise en scène par Gaël Le Guillou-Castel). Elle joua également sous la direction de Sara Amrous (cie Fièvre) dans Violences-Âmes et demeures de Gabily, de Mikaël Bernard (cie À corps rompus) dans Pas Savoir (texte Arnaud Rykner) et De Ruines et de rages, de Claire Ducroz (cie Blobfishblues) dans IBOX (texte Eric Maniengui) et de Romain Brosseau (groupe Odyssée) dans Il y aura-t-il des dauphins dans la vilaine? (texte Cecile Cayrel). Elle rejoint en 2019 le collectif Dans Le Vif. En 2020 elle fonde L’Ernestine, compagnie dans laquelle elle co-met en scène et co-écrit avec Lou Rousselet Anti-gône. Actuellement elle est assistante à la mise en scène sur Terreur (texte Ferdinand Von Schirach) de Gaël Le Guillou Castel, joue dans D’amour et d’eau fraîche, De ruine et de rage et Tout ça tout ça (Gwendoline Soublin) de Mikaël Bernard
En création (jeu) de Zone à Etendre ( texte Mariette Navarro mis en scène par Diane Giorgis)
Quelle est la rencontre artistique qui t’a marquée ?
A quinze ans j’ai vu le spectacle Sainte Jeanne des abattoirs de Bertolt Brecht mis en scène par Catherine Marnas, c’était ma première rencontre avec une forme théâtrale exigeante, collective, politique et joyeuse. J’ai été très brassée émotionnellement et intellectuellement et c’est à ce moment là que j’ai eu le désir de faire du théâtre, ce type de théâtre.
Comment définis-tu ton travail artistique avec les comédiens amateurs ?
Je travaille à transmettre beaucoup d’outils pour amener l’acteur.rice à être le plus autonome possible dans son art, chercher joyeusement quelles sont les techniques qu’on va pouvoir traverser collectivement pour se connaître au mieux et avoir plus confiance en soi et en sa capacité à performer du théâtre.